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Faible nombre de publications relatives aux élections législatives et communales 

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Source : AAcom

Les élections législatives et communales du 31 mai 2026 se déroulent dans un contexte inhabituel pour les observateurs du désordre informationnel en Guinée. Alors que le référendum constitutionnel de septembre 2025 et l’élection présidentielle de décembre 2025 avaient donné lieu à une forte circulation de fausses informations et de publications relatives aux candidats et au processus électoral; le scrutin législatif et communal de ce 31 mai 2026 ne suscite pas beaucoup d’engouement. Les équipes de veille de Dubawa n’ont relevé jusqu’ici pratiquement aucune publication en lien avec les élections. 

L’équipe de Dubawa assure une veille quotidienne des réseaux sociaux, des groupes de discussion et des plateformes numériques les plus utilisées en Guinée. Pourtant, jusqu’au jour du vote, ce 31 mai 2026, très peu de contenus relatifs aux élections législatives et communales ont été enregistrés sur les plateformes numériques comme Facebook ou encore les chaînes Whatsapp et TikTok. 

Radioscopie du paysage informationnel relativement calme

Le constat général de l’équipe Dubawa est la rareté des sujets à vérifier. Non seulement les publications relatives aux élections sont rares; mais l’écrasante majorité sont des opinions ou des commentaires. 

Plusieurs éléments expliquent cet état de fait. D’abord la fatigue électorale. En moins de 12 mois, les Guinéens ont participé à deux scrutins majeurs : le référendum constitutionnel de septembre 2025, l’élection présidentielle de décembre 2025, et sont à nouveau appelés aux urnes pour un 3e scrutin : les législatives et communales de ce 31 mai 2026. Cette succession rapide de consultations semble avoir réduit l’attention accordée à ce nouveau rendez-vous électoral.

Le deuxième facteur est intrinsèque à la nature du scrutin. Dans de nombreux pays africains, les élections présidentielles suscitent davantage de mobilisation que les élections législatives ou locales. La compétition porte alors sur des personnalités connues du grand public et sur la désignation du futur chef de l’État. À l’inverse, les élections législatives sont souvent perçues comme plus techniques et moins déterminantes par une partie de la population.

Plusieurs citoyens ont une connaissance limitée des enjeux du scrutin. Certains ignorent le rôle d’un député, d’une assemblée nationale ou d’un conseiller communal.

La mobilisation observée pendant la campagne paraît également inférieure à celle constatée lors des précédentes élections. Les meetings et rassemblements organisés par les candidats n’ont généralement pas connu l’affluence observée pendant le référendum ou la présidentielle.

À cela s’ajoute un troisième facteur déterminant : le contexte particulier dans lequel se déroule le scrutin. Les élections législatives et communales interviennent alors que tous les pèlerins partis à la Mecque ne sont pas encore revenus en Guinée. Par ailleurs, le jour du vote est fixé juste après la fête de l’Aid Adha (Tabaski) et la Pentecôte. En Guinée, pays à majorité musulmane, la Tabaski est un événement religieux important, traditionnellement marquée par d’importants déplacements de population vers leurs localités d’origine pour célébrer la fête en famille.

Or, moins un scrutin suscite des débats et un engagement citoyen, plus rares sont les publications et réactions sur les réseaux sociaux. 

Cette relative absence de fausses informations ne doit donc pas nécessairement être interprétée comme le signe d’un espace numérique plus sain. Elle pourrait refléter le faible niveau d’attention accordé à cette élection par une partie de la population.

Reste à savoir si cette tendance se maintiendra après la fermeture des bureaux de vote. Les moments de dépouillement, de proclamation des résultats et de contestation éventuelle sont traditionnellement des moments propices à l’apparition de rumeurs et de fausses informations.

Pour l’heure, les élections législatives et communales du 31 mai 2026 apparaissent comme le scrutin le moins exposé à la désinformation depuis le début du processus de retour à l’ordre constitutionnel en Guinée.

Le contraste est frappant avec les deux précédents rendez-vous électoraux du pays.

Lors du référendum constitutionnel du 21 septembre 2025, Dubawa avait publié plusieurs articles de vérification portant sur des rumeurs et des contenus manipulés. Certaines publications affirmaient à tort que des avions de guerre avaient été déployés pour sécuriser le scrutin. D’autres diffusaient des images falsifiées de cartes d’électeurs ou faisaient croire que les citoyens qui ne participaient pas au vote perdraient la validité de leur carte électorale. Des vidéos anciennes avaient également été sorties de leur contexte pour influencer l’opinion publique.

La présidentielle du 28 décembre 2025 avait donné lieu à une activité encore plus importante. Les vérificateurs avaient notamment été confrontés à de faux reports du scrutin, à des vidéos créées à l’aide de l’intelligence artificielle attribuant de faux propos à des candidats, à de fausses déclarations de soutien politique ainsi qu’à des vidéos décontextualisées présentées comme des manifestations liées au processus électoral.

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