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Haro sur le riz produit au Sénégal suite à une désinformation sur la présence d’aflatoxine

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Source : RTS

FAIT : Le site d’information Kawtef a partagé sur sa page Facebook une publication affirmant que des traces d’aflatoxine cancérogène ont été détectées dans du riz local, produit au Sénégal.

TEXTE 

Le site d’information Kawtef a publié sur sa page Facebook, le 23 juillet 2026, un post titré : « Dakar : des traces d’aflatoxines cancérogènes détectées dans du riz local ».

Haro sur le riz produit au Sénégal suite à une désinformation sur la présence d’aflatoxine

Source : capture d’écran Facebook Kawtef

Dans l’article, dont le lien est partagé en commentaire de la publication facebook, Kawtef affirme en citant Seneweb que des cas de contamination ont été relevés à Dakar, notamment aux marchés Tilène et Petersen, où la contamination du riz local serait le plus concerné.

Haro sur le riz produit au Sénégal suite à une désinformation sur la présence d’aflatoxine

Source : Kawtef 

Le site Kawtef, cite un article de Seneweb reprenant les conclusions de l’étude menée par l’ITA à Dakar, Thiès et Kaolack. Le site d’information  affirme que, selon l’étude, 22,6 % des échantillons de riz analysés dépassent les limites autorisées en aflatoxines, des substances cancérogènes susceptibles d’augmenter le risque de cancer du foie.

Haro sur le riz produit au Sénégal suite à une désinformation sur la présence d’aflatoxine

Source : Kawtef 

Kawtef ajoute que les spécialistes recommandent de renforcer les contrôles sanitaires, d’étendre la surveillance à l’ensemble du territoire sénégalais et d’inviter les consommateurs à être plus vigilants quant à la qualité des aliments. 

L’étude citée a été réalisée par l’Institut de Technologie Alimentaire (ITA) du Sénégal, avec le concours du Comité national du Codex et le financement de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture). 

Cette polémique intervient dans un contexte sensible, marqué par des difficultés de commercialisation du riz local. Afin d’écouler la production nationale, le gouvernement a d’ailleurs gelé les importations de riz.

VÉRIFICATION

Nous avons contacté l’Institut de Technologie Alimentaire (ITA), qui a conduit cette étude financée par la FAO et pilotée par le Comité national du Codex Alimentarius.

Babacar Béye, chef du laboratoire des mycotoxines à l’ITA, nous a indiqué que les échantillons analysés concernaient exclusivement du riz importé, en particulier du riz thaïlandais, et non du riz local.

Le Ministère de l’Industrie et du Commerce confirme également, dans un communiqué de ‘’mise au point’’, que l’étude ne porte pas sur le riz local.

Haro sur le riz produit au Sénégal suite à une désinformation sur la présence d’aflatoxine

Source : Ministère de l’Industrie et du Commerce

Étant donné que la publication a suscité de nombreuses réactions et inquiétudes, le ministère de l’Industrie et du Commerce a publié un communiqué de ‘’mise au point’ ‘. Le ministère explique que les ‘’informations alarmantes’’ relayées reposent sur une comparaison avec la norme européenne, qui fixe une limite maximale de 4 µg/kg (4 microgrammes par kilogramme), l’une des plus strictes au monde.

Or, le Sénégal applique la norme internationale du Codex Alimentarius (CXS 193-1995), qui fixe la teneur maximale en aflatoxines totales à 20 µg/kg (20 microgrammes par kilogramme) pour le riz décortiqué. La concentration la plus élevée relevée au cours de l’étude, 18,6 µg/kg (microgrammes par kilogramme), reste donc conforme à cette norme.

Haro sur le riz produit au Sénégal suite à une désinformation sur la présence d’aflatoxine

Source : Facebook Ministère de l’industrie et du commerce 

Précisons que le microgramme par kilogramme (µg/kg) est une unité qui mesure une  quantité d’une substance dans un kilogramme d’aliment.

CONCLUSION 

L’Institut de Technologie alimentaire (ITA) a bien détecté des aflatoxines dans certains échantillons de riz. Cependant, l’étude ne portrait pas sur le riz produit au Sénégal. 

Seul le riz importé était l’objet de cette étude selon le chef du laboratoire des mycotoxines de l’ITA. 

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