Source: Neema media
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Les élections législatives en Côte d’Ivoire sont prévues ce 27 décembre 2025. Les électeurs vont choisir leurs représentants à l’Assemblée nationale, organe chargé d’exercer le pouvoir législatif.
Ce scrutin, encadré par la constitution et le code électoral, obéit à un processus précis destiné à garantir la transparence et l’équité du vote. Conformément au code électoral ivoirien, les élections législatives doivent être organisées avant l’expiration du mandat des députés en exercice, fixé au 31 décembre 2025. Cette exigence explique le choix de la date du 27 décembre, proposée par la Commission électorale indépendante (CEI).
Pour ce scrutin, 2 740 candidats sont en lice pour 255 sièges de l’Assemblée nationale, selon les chiffres communiqués par la CEI.
Le point de départ de toute élection législative en Côte d’Ivoire est la Constitution de la République qui définit les fondements du Parlement et l’élection de ses membres. Conformément à l’article 86 de la Constitution ivoirienne, “les députés sont élus au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans”.
L’organisation, la supervision et le bon déroulement des élections législatives sont confiés à la Commission Électorale Indépendante (CEI). Cette autorité administrative indépendante a pour mission d’organiser et de superviser l’ensemble des scrutins et référendums du pays, de la réception des candidatures à la proclamation des résultats.
Dépôt des candidatures : conditions et réception des dossiers
Une fois la date du scrutin fixée, la CEI ouvre une période de dépôt des candidatures. Les candidats individuels ou en listes selon la circonscription doivent satisfaire aux conditions exigées par le Code électoral notamment aux articles 71 et 77. Pour les législatives de décembre 2025, la période de dépôt a été fixée du 31 octobre au 12 novembre 2025.
La CEI a toutefois précisé que pour pouvoir se porter candidat à un mandat de député, plusieurs conditions doivent être respectées. “Le candidat doit être âgé d’au moins 25 ans, être de nationalité ivoirienne, d’origine ou naturalisé depuis au moins dix ans, et être inscrit sur les listes électorales. Il ne doit jamais avoir renoncé à sa nationalité et doit avoir résidé de manière continue en Côte d’Ivoire durant les cinq années précédant le scrutin, sauf exceptions prévues pour les diplomates, fonctionnaires internationaux ou exilés politiques”.
De plus, les candidats ayant déjà exercé des fonctions électives locales (présidents de conseil régional, maires, adjoints ou conseillers municipaux) ne doivent pas avoir été démis de leurs fonctions pour malversations, sous peine d’inéligibilité. Chaque candidature est assujettie à un cautionnement de 100 mille francs CFA (environ 152 euros).
Une fois déposés, les dossiers des candidats sont contrôlés par la CEI pour vérifier leur conformité aux normes d’éligibilité.
Selon l’article 66 du code électoral , « les élections des Députés ont lieu avant l’expiration des pouvoirs de l’Assemblée nationale », ce qui impose un calendrier strict à respecter pour l’ouverture des candidatures et l’organisation du scrutin. Les candidatures peuvent être contestées devant le Conseil Constitutionnel si des irrégularités apparaissent dans la constitution des dossiers.
Campagne électorale : confrontation des programmes
Après la validation des candidatures, la CEI organise officiellement la campagne électorale, période au cours de laquelle les candidats et partis politiques disposent d’un cadre légal pour présenter leurs programmes aux électeurs. Selon l’article 29 et 30 du code électoral ivoirien, « tous les candidats ou listes de candidats retenus disposent d’une période réglementaire au cours de laquelle ils font campagne ». Pendant cette période, les candidats retenus ont un égal accès aux organes officiels de presse et de production d’informations numériques ainsi qu’aux médias du secteur public de la communication audiovisuelle, garantissant ainsi l’accès équitable aux médias publics.
Le vote : expression directe de la souveraineté populaire
Le jour du scrutin, les électeurs se rendent dans leurs bureaux de vote pour choisir leurs députés par vote secret et universel, conformément au principe constitutionnel. Chaque électeur s’identifie, reçoit le matériel de vote, se rend dans un isoloir et dépose son bulletin dans une urne scellée. Ce vote direct, libre et confidentiel est central dans la démocratie ivoirienne.
Dépouillement et proclamation des résultats
Dès la fermeture des bureaux de vote, débute le dépouillement des bulletins sous le contrôle des membres du bureau, des représentants des candidats et d’observateurs indépendants. Les résultats de chaque bureau sont consignés dans des procès-verbaux, transmis ensuite à la CEI pour compilation nationale.
La CEI proclame ensuite les résultats provisoires, qui peuvent faire l’objet de recours ou de contestations avant le 5 janvier 2026. Après examen des éventuels contentieux, les résultats définitifs de l’élection sont établis et publiés, marquant la fin du processus électoral. Les élections législatives ivoiriennes se déroulent dans un cadre légal qui s’appuie sur la Constitution, (garantissant le suffrage universel direct), le Code électoral (fixant des règles précises de candidature et de calendrier), et la CEI (autorité indépendante chargée de la mise en œuvre pratique du scrutin). Ce processus vise à assurer que les représentants de l’Assemblée nationale reflètent la volonté populaire tout en respectant les normes juridiques de transparence et d’équité.
